Presse

Quand la presse parle du Festival D’Aujourd’hui à Demain…

«Avis aux oreilles curieuses et non formatées : en France, pendant l’été, vous ne trouverez pas d’autre manifestation qui s’intéresse autant à la musique contemporaine, celle-ci s’entendant au sens large, et comprenant aussi bien des pièces inscrites depuis plusieurs décennies au répertoire que des créations d’oeuvres encore jamais entendues en France, voire dans le monde entier. […] L’ensemble Aleph, pilier du festival, propose en ouverture un « concert-création » d’esprit viennois, entièrement constitué de transcriptions.»

(Sophie Bourdais, le 07-06-2017, Télérama)

«Le dernier concert du festival D’Aujourd’hui à demain qui a vu une suite de concerts aussi merveilleux les uns que les autres a permis de clore en apothéose l’événement, devant un public fidèle venu parfois de loin. L’ ensemble Aleph, collectif de solistes associés créé en 1983, a fêté son anniversaire en interprétant La rose des vents de Mauricio Kagel. L’orchestre de salon, complété par des percussions, s’est élancé pour un long voyage du nord au sud avec huit morceaux successifs portés par les vents et inspirés des points cardinaux. Où qu’il soit, Kagel hume les sonorités et relie par la musique cultures et continents. Dans l’esprit du compositeur, qui affirmait insuffler dans ses partitions toute son âme et son amour de la musique, les neuf artistes ont donné une très belle interprétation de cette œuvre de musique contemporaine. Et Madeleine Roy de conclure : « Rendez-vous à la prochaine édition… »

(Martine Magnon, le 14-07-2013, Le journal de Saône et Loire)

Festival d’aujourd’hui à demain : le chemin du paradis
Le 11 e Festival d’aujourd’hui à demain reçoit à Cluny, chaque soir depuis le 3 juillet, de grands musiciens de musique contemporaine qui enchantent chaque jour un public de plus en plus enthousiaste et conquis.

La nouveauté de 2012 du Festival d’aujourd’hui à demain, ce sont les concerts de midi tenus à La Vineuse le 4, et à Mazille le 5 par l’ensemble Nomos. À Mazille, un lieu-dit s’appelle le Repentir, puis plus haut un autre le Paradis, et l’ensemble Nomos, au Doyenné des moines, a bien su ancrer son interprétation de trois morceaux magnifiques sur cette légende de campagne : Tresses pour 12 violoncelles de Camille Roy offre une palette extraordinaire de sons mêlés sur six mouvements qui débutent par un chaos pour s’ouvrir vers un ou plusieurs galops mais aussi des tumultes et des murmures produits avec toutes les couleurs des violoncelles.

La Trahison Orale de Kagel, dans la version créée par Jean-pierre Drouet, percussionniste de renommée internationale, qui était dans la salle, a emballé le public. Ce conte paysan est une merveille d’écriture et de sons, jouée par huit violoncelles sous la direction musicale extrêmement précise et inspirée de Michel Pozmanter et grâce à la direction artistique de Christophe Roy.

Le recueil des récits populaires sur le diable et bon nombre d’animaux, poules, serpents et rats, forêts sans bois et villages sans maison, enfer et ciel, inspire une pièce de théâtre devenue au fil de plus en plus musicale. Un chemin qui étonne et conduit au paradis.

Windungen de Iannis Xenakis crée un mouvement spatial circulaire qui enveloppe les spectateurs placés au centre des violoncelles, leur livrant un final extatique d’une intense beauté moderne.

La sonorité et le travail de cet ensemble unique en fait l’un des plus spectaculaires vecteurs de la création musicale actuelle. »

(Martine Magnon, le 07-07-2012, Le journal de Saône et Loire)